DEVOIR DE MEMOIRE & SOLIDARITE FRANCE MADAGASCAR

Association 1901 créée le 29 Octobre 2005 - Inscrite au J.O. le 3.12.2005

Tél. 02 31 74 03 80 et 06 85 66 15 09

mail : france-madagascar@wanadoo.fr

Maison des Solidarités - 51 Quai de Juillet - 14000 CAEN - France

Cliquez sur chaque photo pour obtenir un agrandissement.

CONSEIL D'ADMINISTRATION

Adrienne Meurgues, Présidente, membre fondateur

Alain Delarue, Premier Vice Président, membre fondateur

René Meurgues, Deuxième Vice-Président, membre fondateur

Andrée Delarue, Trésorière, membre fondateur

Jean Marc Mayeux, Secrétaire Général

Jean-Yves Clavreul, Chargé de la Communication, membre fondateur

PRESENTATION 

DEUX VOLETS :

1°- DEVOIR DE MEMOIRE : Honorer la mémoire du Général RAINANDRIAMAMPANDRY, figure emblèmatique de Madagascar, fusillé sur ordre du Général GALLIENI, le 15 Octobre 1896 pour asseoir la colonisation. Il ne s'agit évidemment pas de rechercher les fautes et les erreurs, mais de reserrer les liens d'amitiés et de coopération entre la France et Madagascar, et de réhabiliter la mémoire du Général RAINANDRIAMAMPANDRY en érigeant une stèle à son effigie et en créant un Musée du XIXè siècle en mémoire de son sacrifice.

2°- SOLIDARITE FRANCE-MADAGASCAR : Informer, coordonner les actions entre Madagascar et les autres pays dont en particulier la France, pour favoriser les relations tendant à promouvoir la coopération décentralisée, l'aide au développement, et la solidarité internationale dans tous les secteurs socio-économiques et culturels et participer à la mise en place des moyens nécessaires, en respectant la liberté d'expression sociale et religieuse ainsi que la culture - Répondre aux besoins urgents dans les domaines de la santé, de l'éducation et de combattre la pauvreté - Soutenir les initiatives des associations malgaches en matière de développement rural, d'alphabétisation et de parrainage d'enfants.

BIOGRAPHIE

Le Général Rainandriamampandry est né à Antananarivo le 4 mai 1836. A sa naissance son nom était Rabezandrina. Son père Ratsimiziva était un Officier du Palais Royal et son grand père Ramahery était Gouverneur de Mananjary. Sa famille appartenait à la caste des Tsimiamboholahy. Très jeune, il devient lui-même Officier de Palais. Il est Secrétaire, et, à ce titre, il participe à la mission diplomatique malagasy qui se rendra en France et en Angleterre.

En même temps qu'il poursuit sa carrière dans l'administration royale, il fréquente le collège pastoral dans la LONDON MISSIONARY SOCIETY (L.M.S.). Plus tard, la Reine Ranavalona II et l'Eglise protestante du Palais lui affectent le diocèse d'Imarovatana avec siège à Ambohidratrimo. Il se distingue alors par une activité littéraire et historique d'une rare qualité. En 1868, paraîssent à l'Ile Maurice, son célèbre "The English & Malagasy Vocabulary" (dictionnaire Anglais / Malagasy), puis "L'Histoire de Madagascar".

Une nouvelle période s'ouvre en 1881 avec son entrée au Gouvernement de Sa Majesté comme Ministre Adjoint aux Affaires Etrangères (1882-1885). A ce poste clé, dans une période difficile où le colonialisme de l'Occident exerçait de vives pressions pour contraindre la Terre des Ancêtres à la soumission, Rainandriamampandry manifesta une fermeté exemplaire. Nommé Général des Forces Royales, il repousse victorieusement l'intervention française et gagne la bataille de Farafaty. Voici sa réponse au Général Miot venu lui réclamer des concessions territoriales pour démembrer la souveraineté nationale : "Vous me demandez de vous dire quelle partie de l'île je consens à vous céder. C'est comme si vous me demandiez quelle partie de mon bras, je consens à couper : je n'en veux couper aucune. Toutes me sont également chères. Prenez ce que vous voudrez, si vous êtes les plus forts. Quant à nous, nous n'avons rien à vous offrir, ni rien à vous donner."  

En 1895, au lendemain de la défaite militaire face à une armée d'invasion supérieure en armements, le Gouvernement royal de Ranavalona III appela Rainandriamampandry au poste délicat de Ministre de l'Intérieur. Le 6 Août 1896, une loi française prononce l'annexion pure et simple, comme colonie, de Madagascar. Aussitôt, la résistance nationale et patriotique s'organise. Cela durera plusieurs années.

Pour y faire échec, le Général Galliéni, alors Proconsul, décide de frapper haut et fort. Son idée est de faire fusiller deux personnalités pour intimider la population. Il prend conseil auprès de son entourage. On choisit donc l'oncle de la Reine, le Prince Ratsimamanga pour mater la noblesse. Le second personnage est longuement discuté. On hésite entre Rasanjy, ancien secrétaire du Premier Ministre Rainilaiarivony et le Général Rainandriamampandry. Finalement, l'avis d'un Conseiller civil l'emporte. Voici, son argumentation : "Rasanjy est un personnage sans conscience. Comme il est sensible aux honneurs et à la richesse, même pour un plat de lentilles, il vendra son pays. Il ne respecte que les forts et il exécutera toutes les mauvaises oeuvres qu'on lui commandera. En résumé, sa mauvaise nature nous rendra service. Quant à Rainandriamampandry, j'ai pour lui un grand respect et c'est pour moi un honneur de le considérer comme un ami. On ne peut pas nier que c'est incontestablement la plus belle conscience de tout le pays. Il ne compte d'autre ennemi que Rasanjy. Tout le monde le respecte. C'est un travailleur, un vrai patriote. Quand il était dans l'enseignement, il a oeuvré pour le développement des écoles à Madagascar. L'an dernier, quand il était soldat, on a vu comment il s'opposa à nous à Farafaty. Aussi bien, voici ma conclusion : faisons de Rasanjy un Premier Ministre et fusillons Rainandriamampandry !".

Un Conseil de guerre, après un simulacre de procès condamne donc Rainandriamampandry à la peine capitale. Le verdict est préparé à l'avance. Arrêté le 11 octobre 1896, il sera fusillé avec le Prince Ratsimamanga à Antsahamanitra sur la place publique, le 15 octobre 1896, soit quatre jours seulement après ce simulacre de procès. Tous les témoins de l'exécution furent unanimes à saluer le courage tranquille et la dignité du héros.

N.B. La Présidente de l'Association Devoir de Mémoire & Solidarité France-Madagascar, Adrienne Meurgues, est l'arrière petite fille du Général Rainandriamampandry.

ADHESION

Montant de la cotisation par année civile : 20 euros - Formulaire disponible par e-mail ou par courrier postal (Voir la rubrique "CONTACT")

 

 

 





DEVOIR DE MÉMOIRE & SOLIDARITÉ FRANCE-MADAGASCAR
Maison des Solidarités 51 Quai de Juillet

14000 CAEN
Téléphone:     02 31 74 03 80
Fax:              
Email:
    france-madagascar@wanadoo.fr
Web:
www.ddm_sfm.asso1901.com